Ballerine
Peinture originale — Anaïs Eck
Elle traverse l’espace comme on franchit un seuil.
Un pied ancré, l’autre déjà ailleurs.
Le corps s’élève, retenu par un fil invisible
entre équilibre et vertige.
La robe s’ouvre, légère, presque irréelle,
comme si le mouvement dessinait sa propre matière.
La danse ne cherche pas à séduire :
elle affirme une présence, un axe, une nécessité.
La ballerine ne s’échappe pas du cadre.
Elle le traverse.
Et dans ce passage,
elle laisse une trace —
celle d’un instant juste, pleinement incarné.